Aujourd’hui, dans la crèche, entre Marie et Joseph, se trouve un espace. Jésus n’est pas encore là. Cet espace me rappelle, me dit, qu’il faut se débarrasser de tout ce qui m’encombre, de tout ce qui m’agite, de ce qui est de trop. Il me dit de ne pas avoir peur du manque, du vide, du silence. Il me parle de la joie de l’attente. L’attente de quelque chose de grand, de quelque chose qui me dépasse, de quelque chose d’irremplaçable, de tant attendu et pourtant d’inattendu. Cette mangeoire vide m’invite à regarder le manque, la pauvreté non pas dans la tristesse mais dans le désir et la foi.
L’Avent est le temps du désir, un désir qui sait qu’il rejoint le désir du Père : celui de nous aimer et de nous combler de ses bienfaits. Aujourd’hui les textes nous parlent de la Paix. Le désir de Dieu est de nous donner la Paix, mais la désirons-nous vraiment ? L’Avent peut être un moment favorable pour demander le désir de la Paix, le désir que s’accomplisse cette parole : « pardonne-nous comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Car il n’y a pas de Paix sans pardon. En cette période où nous allons vivre de nombreux temps en famille, désirons la Paix dans nos familles, et croyons que Dieu veut nous la donner. Débarrassons-nous de nos amertumes et nos rancunes, entrons dans le repos que Dieu veut nous donner, car il vient, le Prince de la Paix ! Cette antienne de l’Avent, qui reprend St Augustin, peut résonner en nous et nous habiter en cette deuxième semaine de l’Avent : « Viens Seigneur, car notre coeur est sans repos, tant qu’il demeure loin de toi ! ». Merci Marie et Joseph de veiller sur nos familles, qu’elles deviennent des foyers de Paix qui pourront rayonner dans ce monde qui attend ta Lumière.